18 décembre 2017

Un travail artistique collectif

Idée n°1 : en collectionnant vos selfies, en les numérotant, en les classant par date d’envoi ou date de prise de vue, par lieu….

Idée n°2 : en travaillant vos selfies, en mettant le macro-déchet à la place de la figure humaine, en relevant le détail inerte de l’arrière plan au premier plan, en oubliant le détail vivant du premier plan, en créant un référentiel macroETmoi… un travail artistique sera initié par T EAU T O PHIL, sur la base d’un travail déjà artistique individuel de part le selfie, en répondant déjà à cette question : « Où faire la mise au point dans le cadre de ce selfie contenant mon macro-déchet et moi? ».

Idée n°3 : en valorisant collectivement au maximum vos contributions individuelles

 


L’idée découle d’un travail d’Angelica DASS et son projet Humanae.

Ici, le thème ne sera pas l’humain et sa couleur de peau; le thème sera l’humain et le macro-déchet qu’il croise, qu’il a remarqué et avec lequel il prend le temps d’une pause.

Ici, le seul cadre de la photo sera d’être un selfie avec un vivant au premier plan (le photographe) et un ou des inertes (les macro-déchets) à l‘arrière plan. La résolution de la photo devra être suffisante pour que le zoom sur le selfie permette de distinguer l’inertie problématique pour le 7 ème continent dans un mouvement dynamique d’approche virtuelle (le zoom sur son écran sur la « zone inerte »).

 


Le cadre de cette opération selfie de T EAU T O PHIL étant posé, nous précisons l’un de ces 2 objectifs.

Inclure une démarche artistique majeur nous semble en effet indispensable, dans la mesure où le projet de T EAU T O PHIL repose sur la transformation d’une matière considérée en rejets à ce jour en ressources à terme. L’art, par sa capacité à nous remettre en question et à nous questionner, est à mettre à contribution pour oser imaginer, toucher et prendre un de nos rejets en ressources. Il serait possible de dire à ce stade de manière un peu provocatrice, tant en le nuançant, que cela revient à contredire ce que les adultes disent souvent aux enfants : « ne touche pas, c’est sale! »… et « ne touche pas ton caca, c’est sale! ».

Dans ce sens, Pascal Da Costa, enseignant chercheur à Centralsupelec, écrit en introduction d’un cours sur le Développement Durable en accès sur internet :
« Les enjeux techniques, économiques, sociaux et environnementaux du XXIe siècle sont par nature très fortement couplés et complexes. Ils exigent une approche interdisciplinaire, afin d’adopter un vrai questionnement, au delà des préjugés et des idées reçues« .

L’art nous semble avoir toute sa place, dans la concrétisation ICI d’une abstraction du phénomène du 7ème continent que l’on voudrait ne voir que LA-BAS. Il s’agit de regarder différemment pour faire face et agir dès à présent. Il s’agit d’aller « au delà des préjugés et des idées reçues « .

 


Le 1er des objectifs de cette opération selfie de T EAU T O PHIL est par l’art de donner, l’énergie et l’impulsion nécessaire pour concevoir des solutions « au delà des préjugés et des idées reçues « … mais aussi pour affronter le constat actuel !

Un selfie « macroETmoi » pour :


  1. Une reconnaissance légale du macro-déchet sur terre
    • avec des obligations de traitement comme pour les micro-polluants…
    • car un déchet est un polluant à traiter, qu’il soit micro ou macro !
  2. UN STATUT LEGAL pour le macro Déchet Urbain Migrant et Polluant, le DUMP !
    • avec une prise en compte dans toutes les évaluations écologiques de nos cadres de vie urbains
    • dans la continuité de l’impulsion de la directive européenne 2008/56/CE « stratégie pour le milieu marin »

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